Alors que certains vont voir des jeux Vidéos à paris à un salon dont je tairais le nom (oui c’est la jalousie pure et dure de non parisienne, et alors ?!), moi j’étais aujourd’hui à la Tekom à Wiesbaden, Germany .
La Tekom c’est quoi vous allez me dire ? C’est un rassemblement annuel pendant 3 jours de quelques une des plus grosses boîtes de localisation et d’éditeurs de logiciels de TAO et autres logiciels utiles aux futurs traducteurs.
Commençons par le début, la localisation c’est quoi ? Grosso modo, ça consiste à adapter un produit vers un marché cible étranger : adaptation linguistique (ce qui veut dire traduction), mais adaptation aux normes et à la culture du pays, etc etc. On localise des logiciels, des jeux vidéo (mon rêve !!), des sites internet, des plaquettes, des fichiers pdf, des notices d’utilisation etc etc. Ce que vous vous demandez : mais qu’est ce qu’elle est allée faire à un truc pareil la petit saiko? Hé bien figurez vous que la localisation fait partit de mon cursus en tant que création et site webs multilingue.

Ca nous dit toujours pas ce que je suis allé faire là bas, c’est vrai. Ma présence en cet endroit relève donc 1. de la curiosité de voir à quoi peut bien ressembler un tel salon et 2. de l’initiative ingénieuse d’une boîte qui développe un petit logiciel plutôt sympa : memoQ.
Pour vous mettre dans le contexte, sur le marché de la TAO et de la traduction en général, SDL trados est LE leader : partenariats avec les facs, avec les entreprises, c’est un peu le Microsoft Windows du domaine. Autre point commun avec Windows : sa capacité à planter, à marcher une fois pour un truc et ne plus marcher quand on refait exactement le même truc, à faire planter tout votre pc dès que vous lui demandez d’aligner plus de 5000 mots, sa non compatibilité avec Mac (« non mais si vous voulez faire de la traduction ma fille, mac vous oubliez hein !! » a dit un de mes profs). Pourtant, il reste leader sur le marché. Au début je n’y croyais pas trop, je me suis dit qu’il devait y avoir des concurrents, nous avons d’ailleurs travaillé en cours sur 4 autres logiciels dont 1 open source qui passe sous mac puisqu’il se sert de la console java. Mais après avoir discuté cette après midi avec pas mal de boîtes je peux vous assurer qu’ils ne jurent que par ça : Trados semble bien être LA référence en ce comment (avec Across aussi)
Mais non, ce n’est pas à l’initiative de SDL trados que nous sommes venus, comme je vous l’ai dit, c’est grâce à MemoQ. MemoQ, c’est un petit concurrent de Trados. Je dis petit en comparant l’immense stand SDL au milieu du salon au tout petit stand de nos amis. MemoQ, c’est le petit logiciel tout mignon qui nous vient de Hongrie. Ils sont peut être petits, mais ils sont malins chez MemoQ : ils nous ont proposé de nous offrir des licences complètes (cadeau d’une valeur de 600 euros quand même), si nous passions la journée à nous balader avec des Tshirts MemoQ. En plus les Tshirts étaient franchement jolis, et on a pu les garder à la fin. Bon, avoir les gens qui lisent ce qu’il y a écrit sur vos seins toutes les 5min ça rend un peu parano, mais on s’y fait vite ^^
Notez le coup marketing, imaginez le truc : un salon, avec pleins de gens BCBG en costume cravate, et au milieu d’eux, des petits étudiants qui se baladent en bande de 4 ou 5, avec des Tshirts MemoQ. Autant dire qu’on leur a fait une pub d’enfer, les gens des stands même concurrents venaient nous demander si on travaillait pour MemoQ, d’autres sont venus nous demander où était le stand. Comme quoi on peut n’être qu’une petite boîte hongroise et avoir pleins d’idées sympa. En plus les personnes du stand étaient franchement adorables avec nous.
La Tekom c’était donc des stands, des gens en costume cravate, des présentations de logiciels, des « cadeaux » marketing comme les petites poupées SDL plutôt dé-stressantes (sur la photo sur le Tshirt), mais aussi des sociétés spécialisées dans la localisation.

Par le plus grand des hasards, entendez par là « mon ami voulait récupérer un des sacs au drapeau Suédois que le stand présentait », nous nous sommes retrouvés à discuter avec le recruteur d’une société de traduction basée à Berlin. Il se trouve qu’ils sont à la recherche de stagiaires francophones et semblaient très intéressés par nos profils. D’autant plus intéressés quand on lui a expliqué que l’on avait déjà pas mal travaillé sur trados et d’autres systèmes de TAO, alors qu’apparemment la plupart des stagiaires apprennent ça « sur le tas » quand ils arrivent. Cela avait l’air de le surprendre que notre formation propose ça. Il nous a gentiment expliqué que chez eux les stagiaires n’étaient pas là pour faire le café (« j’ai une secrétaire pour ça »), mais qu’ils étaient un vrai atout pour l’entreprise. Plutôt encourageant pour moi qui avais justement peur de me retrouver dans un stage « pot de fleur et café ». J’avais l’impression que si nous lui avions dit « nous sommes disponibles en Décembre » il nous aurait mis deux contrats sur la table. D’un côté ça m’a plutôt rassuré, de me dire que mon « type de profil » est plutôt recherché en Allemagne. Surtout que Berlin, où est située la société, est une ville où j’aimerais bien travailler. Mais d’un autre côté je suis plus intéressée par le côté création de sites Webs, que par la localisation de sites webs. Mais bon, c’est toujours bon de savoir que si jamais j’ai du mal dans la création Web.
Bref, un petit article 3615mylife d’étudiante à la Tekom