Archive pour la catégorie ‘Geek Inside... ?’

Extraterrestre animation CSS3

Mercredi 9 juin 2010

Chose promise dans les commentaires de l’article précédent, chose due, voilà ma petite surprise. Vous vous souvenez tous (ou pas) de l’extraterrestre en flash que j’avais réalisé en cours il y a de ça plus de 6 mois…. Et bien le revoilà, mais cette foi-ci version space-invader en mode css3 :


Pour ceux qui ne voient rien (les yeux sont censés bouger), qui vont dire que les yeux sont décalés, il va vous falloir passer sous chrome ou safari. En effet, j’utilise les transitions mais surtout les animations css3 pour le réaliser. Pour les plus curieux, vous pouvez jeter un petit coup d’oeil au css. Le plus long a été de créer les images clés. Je trouve qu’une fois qu’on a compris le concept d’image clés et d’interpolations dans flash, les animations css3 sont construites un peu sur le même principe. Le plus dur dans mon cas, a été de faire en sorte que les yeux ne bougent pas d’une façon fluide, mais par accoues. J’ai un peu triché pour ça en définissant 2 images clés par position au lieu d’une.

Pour le moment les animations ne sont supportées que par deux navigateurs, mais firefox 3.7 devrait s’y mettre dans pas très longtemps. Certes je suis encore loin du spiderman en pure css3 html5 et jquery, mais bon, c’était pour tester un peu les nouvelles possibilités et j’avoue que j’en suis plutôt enchantée.

J’ai lu pas mal de blogs et d’articles ces derniers temps sur faut-il ou non utiliser le css3 et toutes ces nouvelles techniques même si elles ne sont pas compatibles avec certains vieux navigateurs (suivez mon regard vers IE …). Je suis tombée sur un concept que je trouve pas mal, qui est le concept de « progressiv enhancement ». Le principe est de créer un site « basique », qui tient la route, donc le design est stable sans trop de tra la la qui passe sur tous les navigateurs. Ceci fait, on peut, comme pour un tableau à l’aquarelle, rajouter des petites surcouches de ci de là pour rendre le site plus agréable pour les nouveaux navigateurs. On peut rajouter du fade sur les images, des transitions sur les couleurs de liens, des rotations sur les images, au survol, des bords arrondis, etc etc. Je suis partisane du fait qu’il faut aujourd’hui oublier l’idée d’avoir un site pareil au pixel près sur tous les navigateurs. Pour moi il faut un site, dont on puisse lire le contenu sur tous, dont le design ne parte pas en sucette dans tous les coins, un site « classique » pour nos vieux amis IE6 e IE7, qui sera plus esthétique, plus fluide et plus « design » sur les navigateurs modernes.

Je vais vous illustrer le fond de ma pensée. Le projet sur lequel je travaille actuellement comporte une ombre autour du container blanc de la page principale. Franchement, qu’elle soit là, ou pas, je pense que le lecteur n’en a strictement rien à faire. Cette ombre donne du relief au site, de la profondeur, certes. Du coup j’ai utilisé les box-shadow pour qu’elle soit présente sur chrome safari et firefox, mais les utilisateurs d’IE n’y auront pas droit. Un gain énorme pour moi, tout d’abord en terme de temps. Si j’avais du créer des images pour refaire artificiellement cette ombre, j’aurai perdu un temps fou. Un gain pour la rapidité du site aussi, imaginez le temps de chargement des mes images ! A l’heure où de plus en plus de sites sont visités depuis des applications mobiles, je pense que le gain de temps de chargement d’une page n’est pas négligeable par rapport aux détails esthétiques que cette ombre peut ou non apporter. Un gain sémantique également, j’ aurai du recourir à des div vides juste pour placer mes ombres.

Au passage,  nous avons reçu un Ipad aujourd’hui au boulot, et le site est niquel. Encore mieux, mon chef de projet le trouve « plus beau sur ipad que sur pc, les couleurs du site sont magnifiques ». Le site se charge vite, les transitions sont fluides, bref un plaisir. Par contre je ne pourrais jamais m’habituer à naviguer avec les doigts, après 3 minutes j’en avais déjà marre.

Comme je l’avais dit dans les commentaires et l’article précédent, je suis vraiment très enthousiaste quant aux évolutions actuelles dans le domaine du web, et, j’ai presque honte de le dire, j’ai hâte que IE9 sortes pour voir si ils vont vraiment réussir à implémenter toutes les spécifications du CSS3.

hors sujet : si quelqu’un connait un plugin pour insérer directement du css dans l’éditeur wordpress dans des balises conditionnelles, l’éditeur s’amuse à me mettre des < p >autour de mon css ce qui le rend inutilisable. Ça m’ennuie un peu d’avoir une css pour l’extraterrestre qui ne servira que pour cette page, je pense qu’il doit exister un plug-in, mais j’ai rien trouvé.

Autographie d’une geekattitude.

Jeudi 20 mai 2010

Au boulot on m’a demandé récemment « et donc comment tu t’es retrouvé à faire du css et de l’html après une licence de langues, tu as toujours aimé l’informatique ? ». Et là je n’ai pas vraiment su quoi répondre. Et puis ça m’a travaillé. Et plus j’y ai repensé, plus je me suis rendu compte qu’en fait, c’est un parcours tout à fait logique pour moi en tout cas. Voilà donc la biographie de la petite saiko_sama coté geeke.


Déjà toute jeune, la petite Saiko n’aimait pas faire comme tout le monde. Alors que ses petites camarades jouaient à la poupée, la petite Saiko avait demandé à son papa de l’aider à construire une cabane. Elle y servait un délicieux thé à base de camomilles macérées toute la nuit dans un petit saut à une amie. Toutes deux allaient alors chasser les poulets à coup d’arcs et de flèches, ce qui, en passant, rendait sa grand-mère complètement folle. Elle aimait particulièrement démonter et remonter toutes sortes de choses : stylos, baladeur, tout y passait.

A l’âge de 8 ans, la petite Saiko reçut de son parrain un microscope. Ce jour la commença sa passion pour l’examen des goutes de sang, des poils de chiens et des brins d’herbe. Un jour, elle serait une grande chercheuse se disait-elle.

La petite Saiko grandit, et avec elle, ses gouts plus que douteux et son coté première de la classe.

A l’âge de 7 ans, elle dû porter sa première paire de lunettes. Lunettes très jolies, carrées transparentes avec des petits morceaux de couleur comme du chewing-gum qui seraient venus se coller à l’intérieur de la monture. Ces lunettes ne manquèrent pas de lui valoir un non succès notable auprès des garçons jusqu’à l’adolescence, où, embarrassée, elle décida de porter des lentilles.

C’est au CM1 CM2 que la petite Saiko découvrit réellement l’informatique. Elle avait un instituteur passionné, qui leur faisait tourner des logiciels d’orthographe sur des vieux pc reliés en réseau. Logiciel stockés sur d’énormes disquettes auxquels on accédait par des commandes dos. Un stylet remplaçant la souris, et le clavier était tout mou. C’est à cette époque qu’elle se découvrit un talent tout particulier pour les mathématiques et les équations à plusieurs inconnues (qu’on ne devait voir qu’au programme de 6em).


Tout au long de sa période de collégienne, son non succès auprès des garçons et sa timidité lui permirent de se concentrer sur ses études. Elle était du coup dans les premiers de la classe, ce qui renforça sa non popularité et la faisait passer pour l’intello de service. Elle avait donc tout le temps de s’intéresser à la lecture de livres consacrés à différentes mythologies, et à ses premiers livres de SF. Ses matières préférées étaient les maths et la physique (forcément), et elle était une quiche en sport (forcément²). Le seul sport dans lequel elle excellait, au point d’être meilleure que beaucoup de garçons était la course d’orientation. Vous pouviez lui donner une carte, une boussole et l’envoyer chercher des objets à travers champ tel un petit personnage qui accomplissait sa quête.

A l’âge de 14 ans, elle fut particulièrement marquée par 1984 d’Orwell. C’est aussi durant sa période lycéenne qu’elle découvrit les consoles de jeux vidéo. Que d’après midis passées avec ses deux amies dans la cave dans le noir à jouer à TombRaider (à l’époque de seins carrés de laracroft), GTA, et autres jeux pas très conseillés à une jeune fille de 13 ans. C’est également au collège qu’elle jouait à GTA dans la salle informatique au lieu de faire les mises en page de word pour lesquelles ses petits camarades avaient le plus grand mal.

C’est au collège qu’elle reçoit son premier pc : un vieux windows 3.1 qui sera très vite remplacé par un windows 98 car le lecteur cd offert par son parrain pour noël ne pouvait être installé sur le trop vieux pc. Rahh, windows 98, 8GO de ram disque dur^^, une impression de puissance à l’époque. C’est avec cette bête là qu’elle fit ses premiers photomontages, un remix entre la Vénuse de Milo a qui on aurait mis des bras avec la tête de Bill Clinton. Bah oui, elle n’avait pas le net à l’époque, donc elle récupérait les images qu’elle pouvait sur encarta.


Puis vient l’époque du lycée. Toujours douée en maths et en physique, paradoxalement elle s’orienta vers un bac ES (elle voulait être prof d’anglais). Mais les maths lui permirent d’avoir une super moyenne. Le lycée, c’est l’époque du glandage en cours de maths, des heures de perm à expliquer à ses potes le cours parce que la prof est une incapable. C’est aussi l’époque des jeux de rôle entre les cours, pendant les cours de math avec la calculatrice en mode « nombre aléatoire de 1 à 6 » pour faire le dé. C’est aussi l’époque de ses premières programmations pour sa Ti83, un petit programme pour calculer tout seul les polynômes du second degré. Non mais ce n’était pas pour tricher mais pour vérifier mes réponses, non mais vous allez imaginer quoi, de toute façon ils nous demandaient le détail au bac !!

Au lycée, premier « vrai » ordinateur, entendez par là par un truc dont les bouts ont été récupérés à gauche et à droite. C’est l’époque des jeux : Diablo, Age of Empire, Hereos of Might and Magic, Tomb Raider, Need for Speed etc. Jeux qui prennent le pas sur les révisions de géo pour le bac, mais bon, les doigts dans le nez comme ils dissent.


Puis vient la fac, licence LEA.  Et un intérêt tout naturel pour le web premier skyblog (j’arrive pas à le retrouver), pas assez de personnalisations possibles. Elle se tourne vers d’autres plateformes avec des petits bouts de code. Son premier site blog, un truc immonde, atroce, et premiers bouillages de css chez overblog. Je vous laisse le lien, car elle assume sa jeunesse . Notez le dégradé de couleur du texte, la police « comic sans ms ». Oui, personne n’est parfait, vous avez le droit de vous moquer (mais pas trop). Et encore là css a du être retirée depuis. Bref, moi ça me fait sourire de relire ce qui a été écrit à cette époque.

Fin de la première année de fac, le net à la maison, une révolution.

Deuxième année de fac : son premier ordinateur rien qu’à elle, un petit sony vaio, adorable. C’est là que commence le réel bidouillage, le vrai massacrage de pc. Le pauvre vécu un an, à grands coup d’Oblivion, effectivement, ça l’a achevé. Il décéda dans des circonstances tragiques à son retour d’Allemagne après son semestre Erasmus. C’est là bas qu’elle se découvrit une vrai passion pour le web, et qu’elle décida enfin qu’elle voudrait être webmaster et jouer avec des petites lignes de code pour aider l’humanité à survivre. C’est là-bas aussi, qu’elle ouvrit un nouveau blog, certains l’ont peut être connu et ont suivit en direct la mort du petit sony vaio. Après un an de bons et loyaux services, elle se lassa encore une fois de la plateforme, trop limité à son gout, et de ses pubs. Elle décida de jouer dans la cours des grands, d’avoir son hébergement à elle, avec son design.

De retour en France pour son dernier semestre, elle suit des cours d’html css et décide alors d’entrer en master.

Et deux ans de master plus tard, la voilà. Son blog a toujours pas changé de design, elle proclame haut et fort qu’elle va le faire, mais elle ne trouve pas le temps. Elle continue de jouer à des jeux vidéos, et est plus adicte que jamais à ses séries et ses mangas. Elle a 15 000 flux rss à lire tous les matins sur son htc qui parlent de design, de css3 et d’html5, d’ergonomie et de layout, d’android, d’ipad et d’hadopi etc. Elle s’éclate a débuguer des css pour les copines, et à trouver THE application qui va lui simplifier la vie.


En y réfléchissant bien, en regardant son parcours, effectivement, dans le désordre et la confusion la plus totale que fut sa vie jusque là, on peut tout de même trouver une sorte de fil conducteur et de curiosité des choses et des technologies qui l’ont poussé là où elle se trouve aujourd’hui : bientôt 23 ans, des idées pleins la tête, et pas assez d’heures dans la journée pour toutes les concrétiser. Elle aimerait apprendre le C++ pour le fun, refaire du jeu de rôle et retourner faire de la planche à voile, mais ça c’est une autre histoire.


« Et donc comment tu t’es retrouvé à faire du css et de l’html après une licence de langues, tu as toujours aimé l’informatique ? »

« Je pense que oui, c’est juste qu’avant, je ne le savait pas encore ».

 

Edit : article parue à la une chez les Ladies, allez leur faire un coucou au passage ça leur fera plaisir (même si elles ont mis en mac en photo… MAAAL ^^ )

Carte musique jeune à 200 euros: coup de gueule

Vendredi 8 janvier 2010

Une fois n’est pas coutume, réaction à chaud sur une actualité : la carte musique jeune à 200 euros

Le président de la République a insisté sur la « carte musique jeune » qu’il souhaite mettre en place d’ici l’été 2010.  »Il faut réhabituer les jeunes à acheter leur musique et je souhaite la mise en place de la carte musique, fixée – je ne sais pas – à 200 euros de potentiel d’achat, et l’Etat en prendra la moitié« 

C’est une sorte de chèque d’achat pour de la musique en ligne d’une valeur de 200 euros qui fait parti des recommandations de la mission Zelnik.

Là j’ai envie de dire : de qui se fiche-t-on ?

1. je suis assez d’accord avec l’auteur de l’article : financer une carte musique dont l’argent ira dans les caisses d’artistes qui ne paient pas d’impôts en France avec l’argent du contribuable français  ça me pose un léger soucie éthique. De plus, en grande égoïste j’aurais tendance à répondre : en même temps moi j’écoute 95% de musique non française, donc ça revient au même pour les artistes français, ils n’auront pas mon argent !  Et je ne pense pas être la seule « jeune » dans ce cas, j’ai du mal avec la « soupe française nieuseuse », on me la sert tous les matins avant d’aller en cours quand le radio-réveille sonne et franchement 15min de cette soupe de la nouvelle scène française ça me suffit LARGEMENT. Mais bon, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. A moins que, et ce pour éviter la fuite de ces capitaux vers des groupes non français, la carte ne permette d’acheter QUE de la musique française ?  Je préfère ne pas envisager ce cas de figure.

2. ce qui me parait encore plus grave dans cette histoire là, ce sont les 200 euros. On nous bassine avec la crise depuis près d’un an, le pouvoir d’achat qui baisse etc etc. 200 euros, c’est 2/3 de ce que j’ai pour vivre par mois. Imaginer qu’un jeune, qu’un étudiant puisse mettre 200 euros, bon ok la moitié 100euros pour s’acheter de la musique, c’est vivre au pays des bisounourses.

La plupart des étudiants que je connais galèrent comme moi pour payer le loyer, la bouffe etc. Et encore, je m’estime chanceuse, j’ai des parents qui m’aident à m’en sortir. Quand on voit que le plafond des bourses a encore diminué en France, que plus de la moitié des étudiants sont obligés de prendre un emploi à coté de leurs études pour survivre, je pense qu’il y a des questions plus URGENTES à régler qu’une carte musique qu’ils ne pourront surement pas s’offrir. L’industrie du disque à besoin d’argent, elle a un manque à gagner ? Oui et alors, il y a des jeunes en France qui eux n’ont rien à manger !

Force est de constater que l’argent de nos contribuables (de mes parents)qui  va aller aider cette industrie pas si en crise que ça plutôt que d’aider des jeunes à s’en sortir ça me met un peu hors de moi. Je vous renvois au coup de gueule de Lyrya que je vais citer en illustration de mes propos. Penser que cette carte est une aide, une faveur pour les jeunes, c’est se mettre une fourchette dans l’œil jusqu’au coude.

Le risque : une culture à deux vitesses, un accès à la culture pour celui qui peut payer, une culture « élitiste » (ou des jeunes qui meurent de faim pour se payer un cd mais ça c’est moins réaliste).

Heureusement grâce à internet, nous avons la chance d’arriver à une démocratisation de la culture. Et je ne parle pas là du téléchargement illégal, il existe pleins d’autres solutions : la musique libre sur jamendo, écouter l’artiste sur myspace entre autres. Mais là encore, il faut avoir la « chance » d’avoir une connexion, ce qui n’est pas économiquement donné à tout le monde non plus.

Bref pour une fois un coup de gueule qui fait du bien, à force de lire l’actualité « numérique » de ce pays qui me déprime de plus en plus, j’ai du mal à me dire « vaut mieux en rire qu’en pleurer », il y a des sujets avec lesquels on ne rit pas.


Le succès du geek à longs cheveux avec les filles.

Mardi 10 novembre 2009

[ disclaimer ] Cet article est basé sur des observations socio/ethnologique de comptoir en soirée, il n’a de valeur scientifique que celle que vous voudrez bien lui accorder. Aucun animal/être humain/ cheveux n’ont été maltraités durant la durée de l’observation. [/disclaimer]


La théorie scientifique du jour :

« Un geek aux cheveux longs en soirée aura plus de facilités à entrer en contact physiques avec une fille ».

 

princesse LeilaA cela il faut ajouter plusieurs conditions :

- que le jeune homme n’ai rien contre le fait de se retrouver avec la coiffure de la princesse Leila, donc il n’ai pas peur du ridicule.

- le jeune homme doit être un minimum sous l’effet de l’alcool (je pense que sinon il n’accepterait pas)

- que la fille aime jouer à la Barbie en vrai.


Cette théorie a été vérifiée samedi soir sur 2 cobayes plus ou moins consentants. Ca me pousse à me demander pourquoi les filles aiment tellement jouer avec les cheveux des garçons qui les ont longs ? Des restes d’une époque lointaine où elles jouaient à la poupée ?

Par extrapolation, peut on en conclure que le geek, roliste par exemple, à cheveux longs aurait plus de chances avec les filles si il consent à se laisser coiffer tel un petit poney ? (bon la comparaison est peut être un peu tendancieuse j’avoue)


A méditer.


Le cours de socio/ethno de comptoir est terminé, vous pouvez fermer vos laptops et reprendre une activité normale.



Edit : suite aux commentaires, j’imagine bien le dialogue (cliché) mère/ fils :

maman :  » ça suffit maintenant tu ressembles à rien avec tes cheveux longs, tu trouveras jamais d’emploi, tu sers à rien, va chez le coiffeur »

fils à cheveux longs: « Haa bah non, si tu veux être un jour grand mère, je garde mes cheveux longs !! « 

Bon, ok c’est nul. Dure la matinée.

Le colocataire nolife idéal !

Mercredi 14 octobre 2009

Sérieux, un nolife, c’est LE coloc idéal. Je vous laisse lire la suite pour vous en convaincre.

Attention : toute ressemblance avec un personnage réel ayant existé dans mon entourage dans la vie vraie IRL comme on dit est purement….. Fortuite ? Bon ok j’ai à peine grossit le trait je vous jure. Considérons cela comme un hommage à titre posthume à mon ancien colocataire qui s’en est allé vers d’autre cieux (l’école de gendarmerie quoi) en septembre.

Bernard (nom d’emprunt), était le meilleur coloc qu’on puisse rêver d’avoir. Si si je vous jure. Bien que Bernard fût étudiant à la fac, il dormait le jour, jouait la nuit. Il se couchait à 4h du matin, et se levait à 16h.

hamstergamer

Bernard était calme. Bernard ne sortait de sa chambre que pour venir boire une bière, fumer une clope ou se nourrir dans la cuisine. Nourriture qui se composait de petits plats soigneusement préparés par sa maman, dans de jolies petites boites prêtes à être mises au micro onde. Rahh l’odeur des spaghettis bolo dans la petite boite au micro onde va me manquer.

Bernard était économique, grâce à lui nos charges n’ont jamais augmenté. Il est vrai que l’ordinateur de Bernard tournait toute la nuit, certes. Mais  en contrepartie, Bernard ne se servait que très très TRES rarement de la salle de bain, par soucie d’économie d’eau, pour préserver les ressources de notre belle planète, ou pour toute autre raison forcement très noble ou métaphysiques encore inconnues de moi-même : bah oui l’eau ça rouille !! Bernard n’était donc pas le genre de coloc avec lequel on se battait pour un accès à la salle de bain à 7h du mat’ quand on est déjà en retard pour son cours de php à la fac.

Bernard était discret et pas dérangeant. Bernard ne ramenait que très rarement des amis à la maison, et même quand il en ramenait, ils étaient plutôt discrets. Bernard avait une copine. Des études plus poussées de ce spécimen de sexe féminin auraient pu tendre à nous prouver qu’elle était mi femme, mi plante verte. Mais par soucie des respects des droits de l’homme et des plantes vertes, le projet de ces études comportant une grand part de dissection de ladite copine sont tombées à l’eau. Dommage.  Elle était donc discrète elle aussi. En une semaine de présence dans l’appartement avec nous, elle a réussit à me prononcer 2 phrases « salut » et « oups, pardon » quand elle m’a effrayé en sortant de la salle de bain.  Ils passaient leurs soirées en amoureux à regarder la tv jusqu’à 3h du matin : touchant n’est ce pas ?

Bernard rentrait tous les weekends chez ses parents. Pour faire le plein de boites. Et pour laver son linge. Et me laissait donc l’appartement. 95m² toute seule tout un weekend ya pas à dire : c’est la classe.


Oui, Bernard était un colocataire exemplaire. Bernard, si tu me lis, tu vas me manquer ^^

Et en bonus un petit demotivator qui m’a fait rire :

 

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